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Coopération spatiale européenne renforcée autour de Galiléo

Le Général Arnaud confirme qu’il existe une relation privilégiée entre militaires français et allemands dans le spatial. La coopération s’organise autour d’activités liées à l’observation de la Terre et à la surveillance de l’Espace, peu sur des sujets connexes. Pour l’instant les actions concrètes se réalisent essentiellement dans le cadre de la coopération sur les systèmes d’observation optique HELIOS et radar SAR-Lupe. Pour le système futur CSO (composante spatiale optique de MUSIS), la France, qui a longtemps privilégié le modèle de la copropriété, devrait faire évoluer ses règles de gouvernance, se rapprochant en cela de celles du modèle allemand qui reste propriétaire de ses moyens. Cela n’altérerait en rien la qualité du service opérationnel pour nos partenaires mais cela permettrait de disposer d’une plus grande liberté sur l’utilisation de nos images nationales. Dans le domaine de surveillance de l’Espace, une collaboration franco-allemande existe déjà entre le système français de détection radar Graves et le radar allemand de trajectographie et d’imagerie Tira. Cette collaboration, encore réduite, devrait se développer dans un avenir proche. Cette coopération pourrait servir de base à la construction d’une capacité européenne de surveillance de l’espace. Néanmoins, aucune des deux parties n’a provisionné de budget pour le développement de capacités futures dans ce domaine Yannick d’Escatha rappelle que le dernier Conseil ministériel de l’ESA s’est fixé pour ligne de poursuivre à la fois l’exploitation d’Ariane et le financement de la SSA. Le Général Arnaud estime que les liens techniques et institutionnels désormais bien établies entre la France et l’Allemagne ne doivent pas masquer d’autres coopérations intéressantes et fructueuses comme celles réalisées avec l’Italie dans le domaine des communications par satellites. Alain Bories revient sur le projet Galileo. L’échec du partenariat public/privé, la planification budgétaire approximative (Galileo a nécessité la reventilation de capitaux destinés à la PAC), les incertitudes autour de la gouvernance partagée entre l’ESA et la Commission et les choix industriels parfois peu cohérents (certains fournisseurs ont été changés en cours de projet) en ont été les principales insuffisances. In fine, le projet a donné l’opportunité de développer un véritable pôle d’expertise européen en matière de navigation par satellites qui n’existait pas auparavant. Alain Bories plaide pour que la légitimité de la Commission soit reconnue dans le domaine du déploiement de grandes infrastructures spatiales et que l’ESA conserve son rôle d’agence de développement de systèmes spatiaux dans lequel elle est plus performante. Il faut toutefois prendre garde au risque de mise en place d’une structure dotée d’une subvention mais dont la responsabilité devrait être assurée par les États. Source: Vol en Apesanteur.

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